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blog là, l’élastique sac-ado. recherche commentaires (9) un gourou représenté. voici un blog. écrit par moi . disons mon blog . il contient des morceaux de ma vie, des bouts d’informations, peut-être même des morceaux de pain, d’oseille sauvage, des graines de tournesol, oubliés au détour d’un article ! en attendant des nouveaux articles, ne néglige pas les vieux, je me suis appliquée pour les faire aussi ! je me présente >là< et il y a une rétrospective >ici< ↓ là, en dessous, il peut y avoir de la pub. c’est insupportable mais si je n’en veux plus il faut payer. alors zut ‼ ↓ (ou sinon, tu cliques sur « zut », tu n’es pas obligé de lire, et tu télécharges adblock ). -- posté dans chroniques d'un gourou 14 avril 2015 à 12 h 45 min commentaires (0) la deuxième colère j’ai été extrêmement remuée par un article sur la violence des femmes, en début d’année. il était question de remettre dos à dos violence d’hommes et de femmes, et au passage de remettre en question le féminisme qui pourrait être un vecteur de violence chez les femmes, ouh le vilain . je vous mettrai le lien de l’article pour voir par vous-mêmes, je m’excuse mais je n’ai ni le courage ni la force de le relire et l’analyser, donc mes excuses à l’auteur.e si je déforme grossièrement. il y a quelques points que j’ai retenus et auxquels j’ai aussi le droit dans la vie de tous les jours (entourage, presse…) et sur lesquels je voudrais revenir. comme déjà dit avant, je ne suis pas sociologue, ce ne sont que des idées en l’air. source : les glorieuses les féministes ont des raisons d’être en colère partons de ce point un peu classique. d’abord, cette phrase vous aidera si vous êtes féministe en territoire hostile et que vous faîtes face à « les féministes sont vraiment des hystériques haha ». une réponse simple et non engageante sera « oui, il y a des féministes qui sont en colère ». il suffit de se mettre le nez dans les statistiques, de suivre quelques blogs ou associations qui partagent les stats et les multiples témoignages de femmes victimes de violence d’hommes : il y a de quoi être en colère. une statistique pour se faire une idée : 553 000 femmes seraient victimes de violence sexistes et sexuelles chaque année en france. autant de personnes pour qui la colère est plus que justifiée. je précise ici qu’il n’est pas question de violence, mais de colère. de la violence subie, mais pas de la violence exercée. je reviendrai ensuite sur les actions des personnes en colère. d’autres infos ici # la violence d’une femme est d’abord la violence d’un être humain aussi simple que ça. la violence est rarement une bonne solution. et n’est pas toujours utilisée dans des contextes militants, au contraire. la jalousie, l’alcool, le stress, sont des exemples de fléaux qui touchent toute la population. a trop haute dose, cela engendre des violences physiques et psychologiques y compris dans les couples. la guerre, la guérilla, le trafic de drogue impliquent aussi des femmes parmi les « attaquants » (même si les hommes sont majoritaires, même si on retiendra surtout que les femmes sont dans le camp des civils et subissent, entre autres, des viols) . les contextes que je cite n’ont pas de lien avec une quelconque idéologie féministe. si je m’engage dans l’armée ou la guérilla c’est que je veux défendre mon pays ou mes idées. mon genre passe après mon engagement. si je participe à un trafic de drogue, je ne sais pas si c’est justifié, mais en tous cas il est plus probable que je le fasse pour le pouvoir et l’argent, sinon la survie, plutôt que comme revendication féministe. « le féminisme n’a jamais tué personne » c’est une phrase de benoîte groult , la citation entière est « le féminisme n’a jamais tué personne. le machisme tue tous les jours. « il existe cependant quelques groupes féministes qui ont pratiqué l’action directe et usé de violence, mais c’est assez marginal. en lisant des études sociologiques sur les mouvements féministes et apparentés dans l’histoire, on remarque assez bien que ces mouvements ont voulu se démarquer en utilisant le fameux « soft power », en collant des affiches et en écrivant des livres (j’exagère mais c’est l’idée) . pour rappeler le premier point : les féministes sont en colère, mais elles (et ils) demandent l’égalité. pas une revanche , juste l’ égalité en droit. la différence de traitement des personnes violentes en fonction de leur genre il y a une différence. il y a beaucoup moins de femmes en prison, moins de femmes dans les corps armés (= moins de femmes qui exerceraient la violence illégitime comme la violence légitime) . il se trouve que les corps armés ont été ouverts aux femmes nobles sous l’ancien régime, puis après la révolution il a fallu attendre l’époque récente pour les voir y revenir, puisque c’était interdit. il se trouve aussi qu’une femme violente (gangs, vols…) va être jugée différemment et envoyée plutôt vers des établissement médicalisés car on aura tendance à penser que la violence chez la femme est un dysfonctionnement, qu’il faut la soigner. a mon avis, la violence des hommes est tout aussi problématique et justifie tout autant une prise en charge médicale ou psychologique. ce point pour en venir à une hypothèse : ne serait-on pas en train de diaboliser la violence des femmes comme une « erreur de la nature » en opposition à une violence des hommes « naturelle » qu’il s’agirait uniquement de canaliser ? a mon avis, nous devrions traiter les individus violents comme individus violents, sans considération pour leur genre. conclusion il est assez malvenu, à mon avis, de rapprocher féminisme et violence. il y a de la violence subie et de la colère, il y a des faits et des personnes militantes qui s’organisent pour trouver des solutions. je me définis comme féministe et j’avoue que parfois j’aimerais frapper des murs au point de les casser tellement je suis en colère. mais la plupart du temps, je suis juste très triste. triste entre autres que ma soif de justice soit interprétée par d’autres comme une soif de vengeance. je ne hais pas les individus, je voudrais juste que nous vivions dans une société plus saine. aussi, dernier point mais non négligeable : les humains peuvent être violents, indifféremment de leur genre. cette violence n’est pas encouragée par les mouvements militants. l’article en question # je vous recommande cependant le contenu du blog qui est fort intéressant par ailleurs une référence de livre intéressante # -- posté dans chroniques d'un gourou 5 mai 2019 à 12 h 12 min commentaires (1) cette colère sourde hier, comme tous les premiers lundis du mois, j’enrageais. je voulais crier ma colère contre tous ces privilégiés qui ne se posent pas de question, contre ces gens pour qui la vie s’arrête aux portes à codes de leur résidence neuve sécurisée. il y a des choses contradictoires qui se font face dans ma tête chaque premier lundi du mois, et ça va au-delà de ce que je constate en revenant du boulot, dans ce cas : la collecte des encombrants. entre chez moi et la gare, il y a un des quartiers riches de la ville : petits immeubles de moins de 4 étages, routes neuves en sens unique, trottoirs larges et arborés. c’est tout calme et le matin je croise des gens qui promènent leur chien d’appartement ou qui emmènent leur enfant sage à l’école. j’aime bien passer dans ce quartier, et chaque premier lundi du mois tout s’effondre : leurs caves se mettent soudain à recracher tout ce qui était indésirable chez eux. les trottoirs larges et propres se recouvrent de tas gigantesques de choses que l’on destine à la déchetterie. ces tas se composent d’abord de cartons. une multitude de cartons où il est souvent écrit le nom bien connu d’une entreprise de commerce en ligne. a part que ces cartons auraient peut-être leur place dans un bac de recyclage, je n’ai rien à dire. mêlés à ces cartons, on trouve de tout, c’est le propre des encombrants. mais pas de tout comme dans mon quartier où ce sont des plaques de bois compressé cassées ou des tu